| ||
|
|
C’est le jour et la nuit ! A la naissance, le sommeil est régulièrement réparti entre le jour et la nuit. Les cycles, tous identiques, ont donc exactement la même importance. Et même si, à partir de 2/3 mois le sommeil se déplace de la journée vers la nuit, les siestes sont et resteront toujours du vrai sommeil à part entière, aussi nécessaire que celui de la nuit. |
Quand les nuits s’allongent… les siestes raccourcissent
C’est souvent lorsque toute la famille commence à ronronner autour d’un bébé bien réglé que…tout se détraque ! D’accord, les nuits ressemblent maintenant à de vraies nuits mais, dans la journée, c’est brusquement l’anarchie. Vers l’âge d’un an, l’horaire et le nombre de siestes nécessaires varient d'un enfant à l'autre. Souvent, les premières à sauter sont les deux "petites" : celles de fin de matinée et de fin d’après-midi. Fini, alors, cette pause magique de 9 heures du matin où vous aviez tout juste le temps de prendre une douche tranquillement et de remettre un peu d’ordre dans la maison. Désormais, à cette heure-ci, on discute et on joue !
Conséquences immédiates : à dix heures, au moment de sortir, votre chérubin dort comme un ange. Impossible ensuite de le mettre au lit après le déjeuner, il n'a pas sommeil ! Ce qui ne l'empêchera pas de buller comme un bienheureux pile au moment d’aller jouer au square... Enfin, un soir sur deux, il n’a pas l’air d’avoir sommeil à l’heure du coucher ! Faut suivre… Difficile, dans ces conditions, de planifier un rendez-vous ou une sortie.
Comment ne pas craquer ?
Premier conseil : inutile de réorganiser trop vite vos journées. Ce n’est pas parce que Pitchoun ne fait plus sa première sieste du matin depuis 15 jours qu’il ne la réclamera pas aujourd’hui. Attendez que tout cela se stabilise un peu. Le problème de ces périodes charnières, c’est que bébé n’est pas assez fatigué pour dormir mais… suffisamment pour être passablement énervé.
Pour l’aider à franchir le cap, vous pouvez, provisoirement, avancer légèrement l’heure des repas. Ne vous découragez pas : assez rapidement, un rythme de deux siestes par jour (matin et après-midi) va s’instaurer et "tenir" jusqu’à l’âge de18 mois environ.
Passé ce stade, tous les enfants, avec plus ou moins de facilité, ne font plus qu’une grande sieste par jour (généralement l’après-midi) jusqu’à 4 ou 5 ans. Les siestes ne se produisent en tout cas plus du tout après 7 ans.
Quand supprimer la dernière sieste ?
Vous avez intérêt à la maintenir tant qu’il vous la réclame. Surtout, ne vous imaginez pas qu’en la supprimant d’autorité, vous faciliterez le coucher du soir. Bien au contraire. Votre enfant sera probablement infernal et ne s’endormira pas plus tôt pour autant. Peut-être même plus tard, parce qu’il sera anxieux et de mauvaise humeur…. Des études portant sur des petits de première année de maternelle, âge où les enfants ont parfois tendance à bouder ce repos, rapportent que ce cycle manqué n’est jamais rattrapé la nuit et que tous ces écoliers souffrent d’un manque de sommeil ! À tel point que lorsqu’un tout petit souffre d’insomnies nocturnes, les spécialistes recommandent des horaires réguliers et… le maintien de la sieste ! Elle permet à l’enfant de se calmer, d’aborder le coucher avec moins d’anxiété tout en prenant un petit acompte de sommeil "paradoxal", celui des rêves. Cette "provision" allége les premiers cycles de la nuit qui seront alors plus sereins et plus équilibrés. Rien de tel pour que Papa et Maman, eux-aussi, profitent pleinement des bras de Morphée !
|
La sieste, c'est tout un art ! - Dans la mesure du possible, habituez votre enfant à retrouver sa chambre et son lit pour chaque grande sieste. - Évitez de surexciter bébé quand il est fatigué. Lui parler trop longuement, jouer ou le changer, c’est l’obliger à rester attentif alors qu’il a envie de "décrocher", au risque de perturber son rythme. - Le silence complet, non... mais le calme, oui ! Il peut faire un petit somme de récupération dans sa poussette. Mais partir pour une grande sieste avec le bruit des voitures, dans le brouhaha d’une salle de restaurant ou d’un magasin peut nuire à la qualité et à la durée de son sommeil. - N’abrégez pas sa sieste sous prétexte que c’est l’heure du goûter. Ces réveils à contre temps peuvent l’empêcher de construire son rythme de sommeil et le fatiguer énormément - Il pleure, il a du mal à s’endormir ? Ce n’est pas forcément qu’il n’a plus besoin de sieste. Au contraire. Il est peut-être trop fatigué. Laissez-lui le temps de trouver son sommeil. - Les poussées dentaires peuvent modifier provisoirement le rythme des siestes. De même que l’entrée à la crèche, l’angoisse de la séparation vers le huitième mois, une maladie… |
source: infobebes.com
"