Né à moins de 33 semaines, les grands prématurés sont très fragiles. Leurs chances de survie sont globalement bonnes mais les séquelles peuvent être nombreuses.
Au début de l'année 2004, l'Inserm a publié
les premiers résultats d'une grande enquête sur la prématurité, l'enquête Epipage : en 1997, 1,3% des enfants nés en France étaient des grands prématurés. 79% sont nés vivants et bien sûr, plus les enfants naissent tôt, plus le risque de mortalité après la naissance est élevé. Ces taux sont comparables à l'ensemble des pays développés.
Comment ça se passe ?
Les grands prématurés sont pris en charge et sont placés en soins intensifs, dans un service de néonatologie, en couveuse (
maternité type II). Là, tout est fait pour recréer au plus près l'atmosphère de l'utérus. Son environnement est fortement médicalisé car il est loin d'avoir fini son développement.
Il peut aussi être amené en service de réanimation (
maternité de type III).
De plus en plus, on incite les parents à être très présents aux côtés de leur enfant. Les câlins peau contre peau sont très importants pour le bien-être de l'enfant, les avantages de ces contacts sont largement reconnus.
Généralement, si les problèmes que rencontrent les grands prématurés sont les mêmes que
pour les prématurés, ils sont souvent aggravés et les nourissons peuvent en garder des séquelles. Une naissance prématurée laisse souvent des traces dans le développement psychologique, intellectuel et moteur d'un enfant, telles que :
Un retard sur le plan de la croissance physique
Des difficultés d'apprentissage
Des problèmes de coordination des mouvements
Des difficultés de langage
De l'inattention et de l'hyperactivité
Des troubles de la vision