Dès votre arrivée à la maternité, une sage-femme vous prend en charge. Son premier travail est de vérifier que le travail a bien commencé : quelle est la fréquence des contractions ? La poche des eaux s’est-elle percée ? Le col est –il ouvert ? Comment est positionné le bébé ?
Elle vérifie aussi votre état de santé : tension et température.
Si le travail a effectivement commencé, le papa est prié d’aller chercher les valises et de récupérer vos affaires, puisque vous êtes désormais en blouse d’hôpital. S’il souhaite assister à l’accouchement, une tenue complète lui est fourni : blouse, chaussons de papier et éventuellement un masque.
Ensuite, et si tout va bien, vous partez en salle de travail et l’on vous place sous monitoring. Un matériel très sophistiqué vérifiera l’état de votre enfant et le vôtre. Deux capteurs sont posés sur votre ventre, retenus par une sangle. L’un enregistre les contractions, l’autre le rythme cardiaque de l’enfant. Cela peut-être un peu inquiétant en effet, des « alarmes » peuvent sonner en raison des accélérations ou des baisses de rythme cardiaque.
La sage-femme vous pose aussi une perfusion : elle vous fournit du glucose (pour l’énergie) mais aussi des ocytocines (pour provoquer des contractions) ou des antibiotiques s’il y a besoin.
Si vous le demandez, un anesthésiste vient vous poser une anesthésie péridurale lorsque votre col est dilaté de 4 ou 5 centimètres.
Il vous demande alors de vous placer sur le côté ou assise penchée vers l’avant, les deux méthodes existent. Si vos contractions sont douloureuses, il profitera du temps de pause entre deux contractions pour placer son aiguille.
Ensuite, dans de nombreuses maternités, vous pouvez maîtriser le niveau de votre anesthésie à l’aide d’une télécommande.
Si la poche des eaux ne s’est pas rompue naturellement, la sage-femme le fera elle-même à l’aide d’une pince.
En moyenne, le col se dilate d’un centimètre par heure. Le travail est plus long pour un premier enfant que pour les suivants. La sage-femme vient contrôler si tout se passe bien environ toutes les heures.
Une fois que le col est suffisamment dilaté (environ 10 cm), le moment de la poussée peut commencer. Vous avez été passive jusque là ; maintenant, vous passez à l’action. La poussée demande un effort intense (d’ailleurs, vous pourrez souffrir de courbatures dans les jours suivants l’accouchement).
Dans la plupart des cas, vous êtes en position couchée, les pieds sur des étriers. La sage-femme ou l’obstétricien se mettent en face de vous. C’est eux qui vous guideront.
A l’hôpital, en général, c’est la sage-femme qui se charge de vous accompagner pendant votre accouchement. Elle peut réaliser une épisiotomie et en cas de difficultés, elle appellera le médecin. Dans les cliniques, l’obstétricien est forcément présent lors de la naissance. Il est accompagné d’une sage-femme. Il décide de l’épisiotomie, de l’utilisation de forceps ou de ventouse ou bien d’une césarienne si l’accouchement ne peut pas se faire par voie basse.
A chaque contraction, la sage-femme vous demande de pousser fort soit en bloquant totalement votre respiration, soit en soufflant à travers vos lèvres fermés. Ce sont deux techniques de respiration pendant l’accouchement différentes, que l’on vous aura appris pendant les séances de préparation à l’accouchement.
Pour rendre l’effort plus efficace, Vous pouvez vous aider de vos mains, en agrippant les deux barres situées sur le côté de la table de travail.
Quand la contraction passe, il faut en profiter pour bien reprendre sa respiration… parce que la nouvelle contraction arrive vite et vous devez à nouveau fournir un effort intense. Le temps et le nombre de contractions nécessaires à un accouchement sont très différents d’une femme à l’autre et surtout en fonction du nombre d’enfants que vous avez déjà mis au monde.
De même, les mots utilisés pendant la descente de l’enfant sont différents suivant les médecins ou les sages-femmes. Mais en général, ils vous expliquent ce qu’il se passe : « c’est bien, il est bien descendu, ah je vois la petite tête ! Allez, encore un effort, on y est presque ! »
Dans certaines salles de travail, on vous proposera un miroir. Placé entre vos jambes, il vous permet de suivre la sortie. La vision de la tête motive certaines d’entre vous paraît-il. D’autres ne supportent pas cela.
Enfin, bébé sort ! On vous le pose quelques secondes sur la poitrine, mais il est rapidement pris en charge par le personnel de la maternité.
Après la naissance de l’enfant, la dernière étape est la délivrance, l’expulsion du placenta. De nouvelles contractions apparaissent pour décoller le [def=35]placenta[/def] de l’utérus. Quand la puéricultrice s’occupe de la toilette de bébé, l’obstétricien recoud l’épisiotomie ou la césarienne.
Ensuite, celles qui souhaitent allaiter restent deux heures en salle de repos avec leur bébé
source: www.etreenceinte.com