Environ 60 000 couples consultent pour infertilité chaque année. Heureusement, la médecine est de plus en plus pointue en la matière et aujourd’hui, près de 90% des interventions de AMP (Assistance Médicale à la Procréation) donnent des résultats positifs. Quelques chiffres pour y voir plus clair.
D’après l’enquête nationale périnatale de 1998, 6,3 % des femmes interrogées ont indiqué avoir suivi un traitement contre la stérilité.
Des recommandations ont été publiées en 2001 par l’ANAES (Agence Nationale pour l’Accréditation et l’Evaluation en Santé) pour la prise en charge du couple stérile.
Infertilité ou stérilité ?
Les deux termes ont des sens tout à fait différents. Le premier signifie qu’un couple a des difficultés pour faire un enfant. Mais il n’y a rien de définitif, on dit qu’il est hypofertile. Et ce n’est qu’après deux ans de relations sexuelles sans contraception que l’on parle d’infertilité.
La stérilité a, elle, un sens définitif.
L’origine de l’infertilité
Enfin, nos sociétés ont admis que les femmes n’étaient pas forcément en cause dans l’infertilité conjugale. Elles le sont dans un tiers des cas environ. Un tiers des infertilités sont d’origine masculine et le dernier tiers a des causes mixtes, comme l’incompatibilité entre le sperme et le milieu vaginal.
Age, dérèglement hormonal, poids excessif ou trop faible, alcool, tabac, maladie infectieuse ou gynécologique : ce sont les principales causes d’infertilité chez la femme. Elles vont entraîner des troubles du cycle menstruel. Chez l’homme, on retrouve la descente de testicule, des maladies infectieuses et aussi le tabac ou la consommation excessive de cannabis.
Le facteur psychologique est aussi très important : focaliser sur son désir d’enfant peut ralentir le processus…